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Retour de Biennale du design de St Étienne #3 / Le rôle du designer

Retour de Biennale du design de St Étienne #3 / Le rôle du designer

Retrouvons Mané, designer industriel en alternance à l’Ecole de design Nantes Atlantique, qui, après s’être intéressé à la relation à la robotique dans les mutations du travail, s’est tourné vers l’exposition Design Matrice qui a mis en perspective le rôle du designer auprès des entreprises et des consommateurs.

 

La fonction principale du design est de se concentrer sur l’utilisateur et ses besoins. En soit, le design apporte cette valeur ajoutée qui fera la différence tant dans l’usage, que dans la compréhension du produit. Une plus-value, pour le consommateur et pour l’entreprise, qui tirent bien des bénéfices de l’intervention du designer.

C’est d’ailleurs ce qui a retenu mon attention lorsque j’ai eu l’occasion de visiter le bloc numéro 4 intitulé Design Matrice. Ce dernier illustre parfaitement le travail du design et son impact sur l’entreprise. Certes, chacun détient sa propre définition du design, mais étant directement concerné, je me pose souvent cette question : Qu’est-ce que le design ? À qui profite-t-il ?  Cette zone explorée au cours de cette biennale souligne la corrélation entre entreprises et designers. L’exposition soumet alors, une quarantaine de produits ayant reçu un prix de renommée nationale. A l’exemple de la CR.SB éditée par Axel Lehovetzki et Julian Bignon, designers chez Facom. Cette cale à dresser, auto ajustable, a reçu une étoile de l’Observeur du design. Le ressort central facilite grandement l’utilisation du produit en venant plaquer la semelle contre les parois de la carrosserie. De plus, un aspirateur peut-être pluggé afin d’enlever toute poussière dans le cas où une peinture viendrait à être appliquée. Conséquence ? Une finition plus rapide. Tous ces ajustements viennent donc améliorer le travail du carrossier qui gagne en productivité et en qualité d’exécution. Le design a donc un impact certains pour le consommateur mais qu’en est-il pour l’entreprise ? L’exposition met en avant le fait qu’il est, dans un premier temps, un outil de créativité et d’innovation. Le design améliore des produits (comme cités précédemment) et des services, il crée de nouveaux marchés et titille, sans cesse, des clients potentiels car il anticipe les besoins et les envies des usagers. D’ailleurs, le designer se doit d’être attentif, observateur et profondément empathique (en théorie). Dans un second temps, le design a également pour fonction de créer de la valeur pour les entreprises : amélioration du chiffre d’affaires et maîtrise des coûts de production en sont des exemples concrets.

A titre personnel, la Design Matrice m’a permis de comprendre le réel impact de mon futur métier. Nous ne sommes pas des artistes indépendants qui créons des produits tout droit sortis de notre imaginaire. Le designer répond à un cahier des charges, à une demande spécifique en créant de la valeur ajoutée, par l’innovation. Nous sommes vecteurs de notoriété pour l’entreprise et garant des usages pour le consommateur. A l’image du cuisinier, créatif précis, juste et appliqué. Il a pour mission d’extraire le meilleur des trois fonctions principales d’un produit, à savoir, fonction d’usage, d’estime et esthétique, afin de le magnifier et de répondre à des enjeux (économique, sociaux, environnementaux). Le seul petit bémol que nous pouvons justement tirer de cette Biennale du design 2017 est que la limite entre l’art et le design est encore trop fragile. Certains produits présentés sont trop border line à mon sens : entre outil de réflexion design et d’expérimentation artistique.

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