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Retour de Biennale du design de St Étienne #2 / Pour qui travaillons-nous?

Retour de Biennale du design de St Étienne #2 / Pour qui travaillons-nous?

Aujourd’hui, nous laissons la parole à Johanne, brand designer junior, qui s’est intéressée à 3 sujets : la procrastination et la notion de contrainte, la recherche du plaisir et du bien-être, la relation homme-machine.

Commençons par son sentiment général. 4 articles suivront dans les prochains jours.

Le travail est un sujet majeur de notre société. Il n’y a qu’à se pencher sur l’actualité pour en avoir la confirmation, avec les campagnes présidentielles, ce thème est devenu récurrent. Articulée autour de plusieurs expositions, cette 10ème édition de la Biennale du Design de St Étienne avait pour but d’explorer les mutations du travail. Réaliser une liste exhaustive de celles-ci est impossible, à notre époque où toute chose évolue de manière exponentielle. La notion de « Panorama des mutations du travail » comme intitulé d’une des expositions est donc à mon sens plutôt pertinent. En tant que digital native, je me suis fortement intéressée à cette partie de la biennale (et plus particulièrement au chapitre « Digital Labor ») qui mettait en perspective nos modes de vie, l’univers du travail et les nombreuses évolutions qu’il me serait possible d’entrevoir durant ma vie professionnelle mais aussi personnelle.

J’ai été particulièrement marquée par une chose que je savais mais à laquelle je ne prêtais pas une très grande attention : l’argent produit grâce à l’utilisation de nos données. Les usagers créent du profit inconsciemment. Le simple fait d’utiliser son téléphone ou son ordinateur permet de générer de la data et par conséquent de produire de l’argent. Le dictionnaire Larousse définit le travail comme toute « activité de l’homme appliquée à la production, à la création, à l’entretien de quelque chose ». Alors sommes-nous, à cause de nos objets connectés, en permanence en train de travailler ? Pour qui travaillons-nous ? Comment sommes-nous finalement rémunérés pour ces actions quotidiennes, qui ne nous rapportent pas d’argent ? En satisfaction, en plaisir ? Pourquoi utilisons-nous ces objets au quotidien alors ? L’exposition m’a apporté plusieurs pistes de réflexion pour répondre à cette dernière question : la procrastination et la notion de contrainte, la recherche du plaisir et du bien-être, la relation homme-machine.

Crédits photos : Florian Lemaitre

 

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