BLOG

Retour de Biennale du design de Saint Étienne #7 / La conclusion de Johanne

Retour de Biennale du design de Saint Étienne #7 / La conclusion de Johanne

Cette 10ème édition de la Biennale du Design de Saint Étienne permettait de se pencher sur des faits très actuels et de voir les spectres des évolutions de nos modes de vie : nouveaux langages, nouvelles interactions, nouvelles perspectives de vie…
En explorant les mutations du travail, j’ai abouti à une conclusion très personnelle : le travail sera, de moins en moins, considéré comme « une promesse d’émancipation et d’avenir ». Ma génération (Millennial) (et celle qui suit) ne croit plus à ce modèle qui faisait certainement rêver nos parents. Nos façons de vivre et d’utiliser le numérique nous confrontent, en permanence, aux notions d’accélération et de vitesse. Cependant, nous sommes nombreux à très bien maîtriser nos outils digitaux afin d’augmenter nos capacités d’êtres humains. Je crois donc que l’avènement des machines dans le monde du travail mais aussi dans nos foyers est inévitable car nous voulons tous plus de temps libre et il est donc essentiel pour cela de se débarrasser des contraintes qui nous lient les mains et l’esprit.
Plus globalement, cet évènement qui avait pour but de démocratiser le design, présentait peu d’objets tangibles et parfois trop de projets que j’aurais, plutôt, qualifiés d’œuvres artistiques. Je pense que cela peut parfois créer de la confusion dans l’esprit de visiteurs, simples amateurs, sans connaissance réelle du design. Cependant, cette absence d’objet tangible est l’illustration d’un design lui aussi en pleine mutation où le service tend à prendre le pas sur le produit. J’ai également été déçue par le style graphique désuet peu en accord avec une exposition axée sur les notions de « futur » et de « demain ». Cela étant, la qualité de la plupart des scénographies apportait une vraie logique à la visite rendant le tout agréable à voir. Quelques détails n’ont cependant pas échappé à mon regard de designer graphique un peu maniaque, comme les encarts dont les tracés de coupe étaient encore visibles… Mention spéciale aux jeux de mots des wordings : « Fork the world » ou encore « Working Dead » qui m’ont bien fait rire.
Allez, à dans deux ans !

Retrouvez ses précédents articles :
Pour qui travaillons-nous? / Contrainte & objets connectés / Plénitude & objets connectés / La relation complexe entre machine et humain

Crédits photos : Johanne AUCLAIR

Choose To Share :-  

Leave a reply